Théâtre, cinéma, poésie, chanson, littérature et d’autres belles choses avaient été retenus sur la feuille de route du festival Ilemẓi, tikti (un jeune, une idée) qui en est à sa troisième édition et qui a égayé les Aït Čebla et leurs hôtes venus des quatre coins du pays, quatre jours durant. Le merveilleux site Imdunen, culminant à près de 1 000 mètres d’altitude, a été le cœur battant du festival. Déjà, le site, à lui seul, est une véritable œuvre d’art que seule dame Nature peut créer. Il n’y a pas mieux que la vue imprenable d’Ilmumen pour illustrer Izurar ɣef idurar d’Aït Menguellet.
L’infatigable et résiliente association culturelle Tanekra d’Agni Furu a été bien inspirée en choisissant Imdunen comme réceptacle de l’événement. Le coup d’envoi de cette troisième édition Ilemẓi, tikti a eu lieu au siège de l’association. Avaient pris part à la cérémonie : la P/APC de Ouacif, son adjoint, la secrétaire générale de la commune d’Aït Tudert et les artistes Hocine Ouahioune, Ahcène Adjroud.
Au terme de la cérémonie d’ouverture, et sur fond de chant gnaoua exécuté par une jeune troupe venue de Ghardaïa, il a été décidé de remonter jusqu’à Imdunen. Une fois sur place, sans voix, les invités d’Agni Furu avaient préféré donner la parole à leurs Android et autres iPhone.
Et c’est parti pour les activités ! Au programme de la première soirée : un spectacle de théâtre présenté par la troupe Itran venue d’Akbou, dans la wilaya de Béjaïa, suivi peu après d’un spectacle de chants animé par une pléthore de chanteurs confirmés comme Hocine Ouahioune, Djamal Kaloune, Ahcène Adjroud et d’autres nouvelles voix montantes, à l’image de Céline Abbassi ou encore Yuva Bourahla et Yasmina Tamagalt qui ont enflammé la très nombreuse assistance qui avait pris place au niveau de l’ancienne école primaire du village.
C’est l’écrivain Ramdhane Abdennebi qui inaugurera la deuxième journée du festival. L’auteur a animé une conférence littéraire autour de son dernier recueil de nouvelles Tawliwin n tudert. S’ensuivra peu après un spectacle de théâtre de rue présenté par la troupe théâtrale de Tanekra. Çà et là, de petits rassemblements de jeunes auxquels se sont jointes des personnes d’un certain âge entonnaient, au grand bonheur de tous, des airs du terroir.
Et en soirée, des voix « anonymes » ont réussi à capter l’intérêt des présents par leurs prestations envoûtantes : Farid Keddam, Koceila Kemmal ou encore Maha Haddad et autres vieux briscards Slimane Kaloune, Abdelkader Méchani et Djaffar Lahiani.
Cinéma et l’incontournable poésie avaient aussi été au menu du festival, un festival aux allures de feu Racont’art. En fait, il s’agit d’un mini Racont’art que l’on doit à la détermination des jeunes de Tanekra coachés par le non moins déterminé Kebci Mohamed. À souligner qu’en matière de finances, seule la solidarité citoyenne a répondu présent.
Tahar Ould Amar